Crédit: BAM
Crédit: BAM
L'Association Sol do Sul vous présente Un Brésil différent !
 L'Association Sol do Sul vous présenteUn Brésil différent !

Projet Brésil 2009

 

Ce projet consistait à emmener un groupe de jeunes handicapés visuels au Brésil durant deux semaines, du 22 juillet au 10 aout 2009, afin de leur montrer la réalité d'une personne dans la même situation dans un pays d'Amérique Latine. Ce projet est entré dans la programmation officielle de l'année de la France au Brésil.

 

Pour cela, nous sommes allés à Rio de Janeiro et à Porto Alegre (extrême sud du Brésil) durant le mois de juillet et août 2009.

 

Ce projet est une initiative de Tanise DREYER RAMOS, jeune étudiante malvoyante.

 

A Rio de Janeiro nous avons travaillé avec l'institut Benjamin Constant (premier institut spécialisé en Amérique Latine). Nous avons fait:

 

- Un débat sur l'handicap.

- La première partie du concert du chanteur local Luiz Melodia.

- Une interview pour TV BRASIL.

- Visite de l'institut et ses différents services.

- Présentation des maquettes de la ville de Paris en relief

 

A Porto Alegre nous avons travaillé avec plusieurs organismes:

 

- Nous avons fait une visite et un échange avec des étudiants à l'alliance Française de Porto Alegre.

- Nous avons participé à une conférence et à un débat sur l'handicap à l'Université Fédérale de l'Etat de Rio Grande do Sul (UFRGS), ainsi que la présentation de la maquette de la ville de Paris en relief.

- Nous avons réalisé un concert de chant-piano à Casa de Cultura Mario Quintana.

- Nous avons fait une visite au musée maritime CECLIMAR

 

- Nous avons présenté la maquette de Paris deux jours à Casa de Cultura Mario Quintana avec l'appui de la Bibliothèque publique de l'Etat.

 

Le contexte et la motivation :

 

Je me nomme Tanise DREYER RAMOS. D’origine brésilienne et naturalisée française, je connais aujourd’hui les deux cultures. Etant moi-même déficiente visuelle, j’ai trouvé intéressant que d’autres personnes dans la même situation que moi connaissent une autre culture. A travers l’association Sol do Sul, je compte mener ce projet à bien. L'enthousiasme de ces jeunes et le bilan positif des expériences précédentes dans d’autres pays à l’occasion de voyages scolaires, m’encouragent à préparer ce projet. Un tel voyage leur permet de connaître la vie d’autres jeunes malvoyants et non-voyants de leur âge. Ainsi ils se rendront compte de la façon dont ils sont perçus, intégrés socialement dans un pays hors de l’Europe. La confrontation à une réalité différente, à un contexte étranger, à des expériences culturelles et sociales diverses les aidera à réfléchir et à mûrir.

 

Mon compte-rendu de ce projet :

 

« Volonté + détermination + courage » étaient la devise du projet. Il m’a fallu beaucoup de volonté, de détermination et de courage pour mener à bout le Projet Brésil 2009. Son financement est dû à notre propre travail, car nous n'avons sollicité aucune subvention. Malgré tous les moments difficiles lors de la préparation de ce projet, je ne regrette rien. Mon envie de donner la chance à des jeunes français d’aller au Brésil pour connaître ce pays qui est loin d’avoir les avantages dont les personnes handicapées françaises disposent, a été la plus forte. Mais c'était aussi leur donner la chance, l'occasion de quitter l'Europe, ce qui leur est difficile pour des raisons diverses.

 

Ce projet m'a permis de travailler avec des organismes tels que l'université UFRGS, le musée maritime CECLIMAR, la Casa de Cultura Mario Quintana, l'Alliance française de Porto Alegre ainsi que l'Institut Benjamin Constant. J’avais depuis longtemps connaissance de ces lieux mais aujourd'hui je me rends compte que je ne les connaissais pas vraiment. C'est par le projet que j'ai remarqué que l'université n'avait pas beaucoup d'handicapés par manque d'accessibilité aux études supérieures. J'ai découvert que les lois brésiliennes vis-à-vis de l'handicap existent bien, cependant leur application reste encore très sensible. J’ai découvert aussi l'histoire des institutions spécialisées du Brésil et ainsi que l'Institut de Rio offre des moyens bien plus importants à ses élèves déficients visuels que l'institut où j'étudiais dans le Sud.

 

Ce projet a beaucoup apporté aux jeunes participants mais aussi à moi. Ainsi je suis enchantée de constater que mon premier projet a été un succès, cela se constate par les jeunes qui ont beaucoup apprécié, ainsi que par tous ceux qui nous ont reçu au Brésil, et qui étaient contents de l'échange et attendent maintenant d'autres projets. C’est une ouverture pour des futurs échanges France-Brésil.

 

J’ai beaucoup apprécié le travail avec l’Association Sol do Sul. Les discussions passionnées et les désaccords fréquents furent en définitive très fructueux, et de bon augure pour les projets à venir que l’Association souhaite réaliser.

 

Le talent de deux des participants a été reconnu. Ashley a séduit tout le public en chantant des chansons de Piaf et a été très acclamée. Norbert a aussi ébloui le public en accompagnant Ashley au piano, mais aussi en chantant des chansons péruviennes et orientales. Je suis ravie que le groupe ait aimé ce séjour, nous avons eu des bons moments de divertissements mais aussi, comme dans tout groupe, nous avons eu des petits moments de désaccord mais ce n’est pas cela qui nous a empêché d’avoir des fous rires.

 

Je suis navrée que la Grippe A nous ait empêchés de faire une partie du projet initial qui consistait à rencontrer les élèves de l’Institut Benjamin Constant, car celui-ci a prolongé les vacances d’hiver de deux semaines. Toutefois je reste persuadée que lors de mon prochain Projet Brésil, cet échange se fera (espérons quand même ne pas avoir à faire à une nouvelle pandémie !).

 

Néanmoins, j’ai trouvé fructueux nos débats car cela a permis aux personnes brésiliennes de connaître la situation des handicapés en France. Cela leur a donné encore plus envie de se battre pour la cause des handicapés au Brésil car ils se sont aperçus que malgré les problèmes que la France connaît encore aujourd'hui, c'est un pays qui a tout de même très bien avancé au niveau des handicapés, et ils souhaitent que le Brésil puisse atteindre le même niveau que la France.

 

De plus, cet échange culturel ouvre des portes pour qu’ils puissent venir en France un jour pour montrer leur réalité. Personnellement, je remercie tous ceux qui nous ont aidés et j’espère que pour mes projets à venir ainsi que ceux de l’Association, vous serez là pour nous aider de nouveau, et peut-être même que vous ferez partie des prochains voyages!

 

Compte-rendu de l'association :

 

Quand Tanise Dreyer Ramos, étudiante de l'Institut National des Jeunes Aveugles à Paris est venue proposer à l'Association Sol do Sul son Projet Brésil 2009, on ne pouvait pas vraiment croire que cela finirait par se réaliser. C'était une expérience très enrichissante pour nous tous. Nous avons été bien reçus au Brésil. La famille, les amis, les partenaires, le public en général, la presse ont démontré une joie de nous voir et de la curiosité à connaître la vie à Paris.

 

La casa de Cultura Mario Quitana était le début d'un long programme dans la ville de Porto Alegre. Notre concert a touché le cœur du public. Notre star Ashley et notre grand pianiste Norbert ont fait une prestation de haut niveau malgré leur amateurisme, avec aisance et simplicité.

 

Tanise et Nabil aussi faisaient partie du concert, en résumé les quatre ont interprété des chansons françaises, marocaines, cap verdiennes, brésiliennes, etc...

 

Lors de la visite à l'Alliance Française de Porto Alegre, où nous avons appris qu'il y avait quelques élèves non-voyants, on s'est aperçus que leur bibliothèque n'avait pas de livres adaptés à l’handicap visuel. Le groupe a donné des idées pour faciliter les études de ces élèves non-voyants, comme par exemple de mettre en place le tiers-temps.

 

La conférence qui a eu lieu à l'université UFRGS (Université Fédéral du Rio Grande do Sul), a été bénéfique pour tous ceux qui étaient présents. Notre échange a été très important à plusieurs niveaux : la vie sociale, politique, éducative et culturelle des deux pays.

 

Dans une ambiance très détendue nous sommes partis vers la ville de Tramandai à 145 kilomètres de Porto Alegre, une ville au bord de l'océan, où pendant l'été, elle déborde de gens et le climat est entre 30 à 40°. Au mois de Juillet c'est l'hiver, et il y fait un froid de canard. Mais malgré tout, nous sommes allés voir la mer, et on a visité le CECLIMAR (Centro des Estudos Marinhos) où les jeunes ont pu toucher de vraies dents de requin. Ils y ont passé un moment de découverte très intense.

 

Nous avons été accueillis par ma famille, où les jeunes ont découvert de bons plats régionaux, comme la feijoada, le barbecue; que de souvenirs délicieux ! Le séjour à Porto Alegre prend fin avec un barbecue très animé, où les jeunes ont assisté à une démonstration de danse folklorique traditionnelle du Sud du Brésil.

 

A Rio de Janeiro nous sommes restés dans une auberge très conviviale. Avec la direction de l'Institut Benjamin Constant (premier institut pour l'handicap visuel en Amérique latine) nous avons fait une visite touristique au célèbre Cristo Redentor, qui nous a reçus les bras ouverts malgré le mauvais temps de ce jour. L’Institut Benjamin Constant nous a impressionnés par sa structure, par les enseignements, les travaux avec les bébés, les enfants, les adultes. Je trouve que c'est un bon exemple à suivre. Là-bas on a réalisé une conférence, à part la présence de quelques élèves, des professeurs et la direction, il y avait les représentantes des associations pour les non-voyants de la ville, et un représentant municipal pour les questions sociales et l'handicap.

 

Notre échange culturel avec l'Institut Benjamin Constant a été très constructif, ils nous ont laissé les portes ouvertes pour toute autre propositions, qu’elles soient éducatives, culturelles, sportives et il est important de dire que les différences sociales de chaque pays servent surtout pour l'enrichissement du monde et de créer de vrais échanges.

 

Pour finir, le Projet Brésil 2009 s'est réalisé avec beaucoup de courage. Les difficultés que nous avons rencontrées en route, finalement nous ont rendus plus forts. La ville de Porto Alegre et la ville de Rio de Janeiro nous attendent pour les projets à venir. L'Association Sol do Sul est très ravie d'avoir participé à une expérience singulière comme celle-là et maintenant nous sommes entrain d'organiser d'autres projets dans ces deux villes pour l'année prochaine, car eux aussi sont très motivés pour continuer les échanges.

 

L'Association Sol do Sul remercie tous ceux d'une manière ou d'une autre qui nous ont aidés à faire du Projet Brésil 2009 une grande réalité.

 

Jaqueline DREYER– Présidente de l’Association Sol do Sul

 

 

COMPTE RENDU DES PARTICIPANTS :

 

A Porto Alegre :

 

Avant de commencer, nous voudrions remercier tout particulièrement la famille de Tanise qui nous a réservé un chaleureux accueil, lors de notre arrivée à Porto Alegre. En effet durant ces cinq premiers jours, ils ont fait preuve d’une grande gentillesse à notre égard, de patience, et surtout d’une très grande générosité. Ils ont fait preuve d’hospitalité, en nous nourrissant, nous blanchissant, et nous logeant. On voit au sein de cette famille que l’ambiance y est festive, surtout avec le petit chien appelé Whisky, qui n’a manqué de nous recevoir si tôt descendus de la voiture.

 

En revanche, au début nous avions du mal à réaliser que nous étions au Brésil. Mais cela à très vite changé, lorsque nous avons pris conscience du décalage horaire, et surtout du froid dû au changement de saison, même si Tanise nous avait prévenus. Le lendemain de notre arrivée, nous avons commencé les activités officielles. Nous sommes allés tout d’abord à la Casa de Cultura Mario Quintana, qui était un hôtel où, Mario Quintana, un poète très célèbre a habité. Lors de cette après-midi nous avons surtout privilégié la préparation du concert, qui avait lieu le 28 Juillet. Puis le jour suivant, nous avons visité l’Alliance Française, qui est une association permettant à des Brésiliens de prendre des cours de français. Après avoir visité les lieux, nous nous sommes présentés à quelques étudiants. Et en attendant notre départ, Tanise nous a présenté la maquette de Paris et des principaux monuments de Paris que l’Institut National des Jeunes Aveugles nous a gentiment prêtés.

 

Nous avons très vite oublié le froid, lorsque nous sommes arrivés à Tramandai, où habite la grand-mère de Tanise, qui a réservé un anniversaire surprise, à Ashley et Jaqueline. L’accueil était tout simplement génial.

 

On peut tirer notre chapeau à la grand-mère de Tanise, qui nous a régalés, et qui a su faire preuve de grand soin lorsque quelques personnes du groupe sont tombées malades. En plus de cela, sa grand-mère, ses oncles étaient également très impliqués, en réalisant des activités avec nous, tel que : la PlayStation, balade au bord de la mer, ordinateur, l’utilisation de la radio amatrice, et le repas à la churrasqueira (lieu où on fait cuire la viande pour faire du Churrasco : barbecue). Lors de notre visite à Tramandai nous avons visité le musée maritime CECLIMAR, où nous avons touché des animaux fossilisés et des coquillages issus de la région de Tramandai. Nous avons également touché des dents de requins. Ce qui est très rare pour un musée qui expose des objets d’une très grande fragilité.

 

Le jour qui suivit notre visite au musée maritime, était celui de notre départ de Tramandai, pour revenir sur Porto Alegre. Profitant de ce dernier jour pour terminer notre visite de la ville, acheter des souvenirs, et faire des photos très marantes de nous-mêmes. Puis nous avons pris le bus de voyage, bien que la séparation de la famille a été très difficile. Ce qui nous a permis de nous remettre de ces moments d’émotions a été la préparation du concert que nous avons fait en fin d’après-midi le lendemain. Et ceci grâce à la Casa de Cultura Mario Quintana qui nous a soutenus en nous prêtant une de leurs salles de concert et le matériel adéquat. Nous les remercions d’ailleurs d’avoir été présents jusqu’au bout.

 

Par la suite nous avons appris la présence des caméras de la grande chaine TV Globo, dans laquelle nous sommes d’ailleurs passés dans le journal télévisé du matin. A la fin de notre prestation, le public s’est empressé de venir nous congratuler. Mais, cela ne s’est pas terminé ici. Une bonne partie des amis de la famille qui étaient présents nous a accompagnés jusqu’à la maison de l’oncle de Tanise pour continuer la fête autour d’un barbecue.

 

Le lendemain de cette pause extrêmement agréable, nous nous sommes rendus à l’Université UFRGS de Porto Alegre, où nous avons activement participé à la conférence et un débat du projet « Incluir », où des professionnels et nous avons échangé nos points de vue concernant l’intégration des jeunes handicapés. Nous pensons d’ailleurs que cela a été assez bénéfique, car beaucoup de personnes semblaient s’y intéresser. Suite à cela, ils nous ont très gentiment proposé un goûter bien garni. Et lorsque 18h30 sont passés, on nous a très gentiment et subtilement demandé de quitter les lieux, cela était d’ailleurs très marrant. Les deux jours qui ont suivi ont été consacrés à l’exposition des maquettes de Paris à la Casa de Cultura Mario Quintana, tenue par Tanise.

 

Au cours de cet événement, un homme du nom d’Adam, le président d’une maison de retraite pour aveugles et malvoyants, est passé afin de gentiment nous inviter à déjeuner, avec les membres de cette maison de repos. Il a été extrêmement actif à la préparation de ce repas. Et a même fait venir des journalistes.

 

Sur place, nous nous sommes rendus compte que ses promesses étaient belles et bien réelles, en effet tout y était : les journalistes qui nous ont d’ailleurs interviewés, et le repas typique de Porto Alegre appelé « vaca atolada ». L’ambiance était très festive et musicale, car les personnes de la maison jouaient de plusieurs instruments, clarinette, piano, guitare, accordéon... Nous avons donc pu échanger nos différentes cultures musicales. Nous avons même chanté nos hymnes respectifs.

 

L’après-midi qui a suivi, nous avons fait du shopping. Puis le soir nous sommes allés dans un restaurant pour fêter l’anniversaire d’Aline, une amie à Tanise, qui a d’ailleurs beaucoup contribué à ce projet. Dans ce restaurant nous pouvions manger des pizzas à volonté. C’était d’ailleurs très bon. Nous avons également aimé l’ambiance. Un jour auparavant, l’oncle de Tanise nous a préparé un bon barbecue pour notre départ. Il a fait venir tous ses amis, dont le parrain de Tanise et sa femme, qui ont dansé les danses traditionnelles tirées du folklore gaucho, et ils sont aussi venus dans les costumes typiques du Sud du pays. Tout le monde était très agréable et sympathique, et heureux d’être avec nous.

 

Durant ce court séjour à Porto Alegre nous avons pu constater que le climat était relativement froid, mais que ses habitants étaient très chaleureux.

 

A Rio de Janeiro :

 

Le départ pour Rio fut difficile car nous avons dû nous lever très tôt. Une fois arrivés à l’aéroport, notre vol a été annulé pour cause d’intempéries. En revanche nous avons pu avoir un autre avion en fin de journée et pour nous dédommager, nous avons bénéficié d’un très bon repas dans le meilleur restaurant de l’aéroport et de pouvoir attendre dans une salle VIP, où nous avions accès au téléphone, à des boissons, et d’autres choses à grignoter.

 

Mais il est important de préciser que la patience et le savoir-faire de Jaqueline a vraiment été efficace, et nous lui sommes très reconnaissants. Du lundi au vendredi, nous avons correspondu avec l’Institut Benjamin Constant (IBC) qui est une école spécialisée pour les déficients visuels. Cet établissement accueille des personnes entre 2 et 80 ans. Durant cette semaine, nous avons fait la visite des locaux et nous avons remarqué que les bâtiments sont agencés de manière très étalée. Ce qui est surprenant, c’est le fait d’englober toutes les activités sur un seul lieu : gymnase, piscine, stade de football, imprimerie Braille, théâtre auditorium, bibliothèque juvénile, grand public et technico-professionnel…

 

Cet institut ne dépend d’aucune organisation extérieure mais il est tenu financièrement par l’État de Río de Janeiro et le Gouvernement Fédéral Brésilien. Il produit tout dans ses locaux et propose à tous une scolarité gratuite mais aussi d’autres services : revues en Braille, rééducation des personnes ayant perdu la vue, aides aux familles, apprentissage sensoriel pour les enfants dès le plus jeune âge…

 

Durant la visite, nous avons pu toucher des maquettes de monuments phares de Río tels que le Christ Rédempteur, la montagne du Pain de Sucre etc… Nous avons fait aussi une visite au Christ Rédempteur. Malheureusement nous n’avons pas pu le voir car il y avait trop de brouillard. En arrivant là-haut nous avons été surpris de trouver un prêtre qui priait avec des fidèles en plusieurs langues. Tanise nous a dit que c’était la première fois qu’elle voyait cela aussi. Malgré le brouillard et le minibus qui était en retard pour nous prendre, la visite était sympathique.

 

Mis à part cela, nous avons participé à une conférence qui avait pour but de faire connaître l’institut (IBC) historiquement parlant, ainsi que la législation qui a été mise en place pour les handicapés brésiliens. Cela a été extrêmement fructifiant pour nous qui sommes français et que nous ne connaissions pas forcément la vie des handicapés dans d’autres pays où les moyens sont beaucoup plus restreints. D’ailleurs, nous avons pu faire partie de cet échange dans le but de faire découvrir certaines notions de l’handicap qui sont présentes en France et pas forcément au Brésil. A la fin de cet échange, Tanise a présenté la maquette de Paris aux personnes qui ont participé au débat.

 

Il y a eu aussi un événement très important : le concert de Luiz Melodia prévu pour les 155 ans de l’IBC. Ce concert a permis à Norbert et Ashley de pouvoir s’exprimer en faisant la première partie en chantant trois chansons françaises très réputées au brésil (« Je suis malade », « Non, rien de rien » et « l’Hymne à l’amour »). Puis, nous avons pu échanger et prendre des photos avec le chanteur qui était d’ailleurs très chaleureux et bon vivant.

 

Pour finir la soirée « en beauté » nous avons fait une interview pour la chaine de télévision TV Brasil. Nous avons aussi passé une après-midi à la plage de Copacabana. Nous avons rigolé et nous avons gouté de l’eau de coco ainsi que du maïs.

 

En ce qui concerne l’handicap, il y a un important contraste entre Porto Alegre et Río. En effet, à Río l’accès au braille, à la scolarité, et à bien d’autres activités pour déficients visuels se sont développés. En revanche, à Porto Alegre, l’handicap reste un sujet délicat car il n’y a pas d’établissement pour accueillir des non-voyants et malvoyants. Ce qui est vraiment frappant, c’est comment les personnes handicapées dans le pays peuvent vivre avec si peu de moyens financiers, ils reçoivent seulement l’équivalent de 120 Euros par mois comme indemnisation, ce qui est vraiment très peu puisque le SMIC brésilien est d’environ 200 euros.

 

De plus, la mobilité des handicapés au Brésil en général reste très limitée. En effet, les feux ne sont pas adaptés (où vraiment très peu dans le centre-ville), il n’y a pas de marques aux sols alertant un passage piétons ; bref il manque énormément d’aménagements pour la sécurité des handicapés visuels. Mais le côté positif reste la solidarité humaine comme l’exemple déjà énoncé précédemment : cet homme, Adam, qui a ouvert un établissement pour accueillir des personnes âgées ayant perdu la vue.

 

Nous remercions Tanise et Jaqueline qui toutes deux ont vraiment su garder la tête froide malgré les moments difficiles.

 

VIVE SOL DO SUL

 

 

Les participants:

 

Ashley FORTES

Age : 18 ans

Classe : Première L

Etablissement : Lycée Gabriel Fauré de Paris,

Malvoyante.

 

Julien MARCHANT

Age : 24 ans

Classe : 3ème année d’Accord facture

Etablissement : Institut National des Jeunes aveugles de Paris

Malvoyant

 

Nabil KADDI

Age : 20 ans

Classe : Terminale ES

Etablissement : Institut National des Jeunes Aveugles de Paris

Non-voyant

 

Norbert CERDEIRA

Age : 23 ans

Formation: Kinésithérapie

Etablissement : Centre Guinot

Non-voyant

 

Tanise DREYER RAMOS (Organisatrice et chef du projet)

Age : 21 ans

Classe : LEA Portugais - Espagnol

Etablissement : Sorbonne Nouvelle, Paris III

Malvoyante

 

Jaqueline DREYER

Responsable du Projet

Présidente de l’Association Sol do Sul